Zuhören, verstehen, wählen

wenn das Bewusstsein die Zukunft neu gestaltet

Zuhören, verstehen, wählen, wenn das Gewissen die Zukunft neu gestaltet

Wer bin ich?

Wer bin ich?

Ich bin Cedric Cannone, gehörlos, Aktivist und Schriftsteller. Ich bin ohne Gebärdensprache aufgewachsen, in einer Welt, die mich nicht sehen konnte. Heute teile ich meine Geschichte, um das Bewusstsein zu wecken und die Rechte der Gehörlosen voranzubringen.

Dinge, die Sie teilen möchten

Dinge, die Sie teilen möchten

Heute möchte ich Ihnen die Türen zu meiner Welt öffnen. Durch meine Nachrichten, meine Konferenz, meine Bücher, Ihre Erfahrungsberichte und meine Projekte lade ich Sie ein, dieses Abenteuer mit mir zu entdecken, zu erforschen und zu teilen. Jede Seite, jede Begegnung, jede Initiative ist eine Gelegenheit, Verbindungen zu schaffen und sich gemeinsam auszutauschen. Tauchen Sie ein, äußern Sie sich, unterstützen Sie und lassen Sie sich von der Neugier leiten!

Meine Bücher

Zwei Bücher für Groß und Klein, die starke und zärtliche Botschaften enthalten. Cédric Cannone erzählt darin vom Reichtum der Stille, von der Wichtigkeit zu lieben und sich selbst so zu akzeptieren, wie man ist.

Worte, die von Herzen kommen

Dinge, die Sie teilen möchten

  • Anonyme - Homme

    42 ans -

    Témoin sourd

    Anonyme –

    42 ans -

    Témoin sourd

    Un jour, je me suis endormi. Je me réveille dans un monde familier, mais dont j’ai oublié l’entrée. Je marche, je croise des gens, je leur demande où je suis. Ils m’oralisent. Comme je suis sourd, je ne comprends presque rien, sauf quelques mots : « entendant », « sourd ». Puis un détail me frappe. Quand je dis à l’un d’eux que je suis sourd, il réagit bizarrement. Je lis sur ses lèvres qu’il informe les autres que je suis… entendant. J’hallucine. Je lui dis en LSF : « Hein ? Moi, entendant ? » Il me répond, très sûr de lui, toujours en oralisant : « Bah oui ! Ce sont nous, les sourds. » Intrigué, j’attends qu’un passant tourne la tête. Je crie un peu. Il se retourne immédiatement. Il a capté le son, sans artifice. Dans ce monde, ce sont les entendants qui croient être sourds. Troublé, je remercie poliment et je cours vers un endroit plus peuplé. Là, je vois des dizaines de personnes qui "signent". Je m’approche de l’une d’elles. Elle me sourit. Je lui déclare : « Ah, enfin un sourd ! » Elle me rétorque en "signant" : « Mais non, je suis entendant. Je vois, je comprends, je réfléchis et je réponds avec mes mains. Ceux qui captent le son ne comprennent rien à la communication visuelle. C’est pourquoi ce sont eux les sourds, et nous les entendants. » Je me réveille en sursaut, trempé de sueur.

  • Odeline

    37 ans -

    Témoin sourde

    Odeline -

    37 ans -

    Témoin sourde

    Bonjour Cédric, j’ai beaucoup aimé ton intervention et tes deux livres, ça m’a fait ressentir une partie de mon enfance.

    Durant mon enfance, pendant 3 ans, j’étais été scolarisée en classe CLIS (maintenant ULIS) et comme j’avais le bon niveau on m’a mis seule en intégration avec les entendants et c’est là que mes souffrances ont commencé car solitude et dans un monde entendant, j’essayais de m’adapter à eux mais je m’ennuie, isolée er moqueries. A la récréation et cantine (heureusement je suis restée à même école où il y a toujours les classes ULIS) , je courais vers les personnes sourdes et retrouver ma langue LSF où je suis épanouie qu’avec eux. En intégration tout est oralisee et LPC tout est très difficile pour moi et fatiguée car fallait que je suive les cours. Au collège ça a toujours continué , on m’ignore toujours mon réclamation c’est d’être avec mes amis sourds dans la même classe et interprète LSF . En bref la scolarité en intégration ou inclusion c’est difficile. Heureusement ma maman ne m’a jamais privée la LSF pour que je communique avec mes amis. A vous les parents, je vous conseille la LSF notre langue maternelle pour que votre enfant soit épanoui et heureux et d’être dans une classe bilingue enseignée par la LSF c’est la meilleure solution.

  • Fanny

    37 ans -

    Témoin sourde

    Fanny -

    37 ans -

    Témoin sourde

    Ayant acheté ses deux livres, je peux dire que son parcours m’a profondément marquée et touchée. À travers ses mots, j’ai retrouvé une partie de mon histoire, de mes émotions et de mes combats. En tant que fille de parents sourds et aujourd’hui maman de trois enfants sourds, je vis au quotidien la réalité de la surdité, non pas comme un handicap à réparer, mais comme une identité linguistique et culturelle à reconnaître et à respecter.

    Depuis toujours, j’ai fait le choix de privilégier la Langue des Signes Française (LSF), car elle est leur langue naturelle, leur langue de cœur, celle dans laquelle ils peuvent s’exprimer librement, sans effort ni frustration. Ce choix, je l’ai fait pour leur bien-être, pour leur donner une communication riche et accessible dès le plus jeune âge. Et les résultats sont là : mes enfants évoluent rapidement à l’école, apprennent avec plaisir et s’épanouissent dans leurs relations sociales.

    Ce contraste est d’autant plus frappant lorsque je vois leurs camarades dont les parents ont été orientés vers l’oralisme strict, souvent dès l’annonce de la surdité. Je n’ai absolument rien contre ces familles, car je sais qu’elles ne sont pas responsables. Elles font ce qu’elles pensent être juste, guidées par des professionnels censés les accompagner. Malheureusement, beaucoup reçoivent des informations partielles, biaisées ou trop médicales, où l’on promet un avenir meilleur en “réparant l’oreille”, comme si la surdité n’était qu’un problème technique à résoudre.

    Ce discours occulte l’essentiel : le besoin fondamental de tout enfant est de communiquer, d’être compris, de pouvoir construire sa pensée dans une langue accessible dès le premier jour. Une langue qui ne demande pas d’effort surhumain, une langue qui ne fait pas dépendre la réussite de technologies, d’opérations ou de séances interminables de rééducation. La communication est un droit, pas une option.

    Même si les choses évoluent aujourd’hui — et je reconnais que l’on progresse, notamment dans la sensibilisation et la visibilité de la LSF — nous sommes encore loin d’un véritable respect du choix linguistique des familles et des enfants sourds. La loi de 2005, qui reconnaît pourtant la LSF et garantit l’égalité des chances, reste trop souvent mal appliquée, mal comprise ou simplement ignorée. Beaucoup de parents sont encore mal informés, et les parcours scolaires sont très inégaux selon les régions, les établissements et la qualité de l’accompagnement.

    C’est pour toutes ces raisons que je conseille vivement les livres de cette auteure à toute personne ayant un proche, un ami ou un membre de la famille concerné par la surdité. Ces ouvrages offrent une vision réaliste, humaine et profondément bienveillante de ce que signifie grandir sourd, être parent d’un enfant sourd ou accompagner une famille dans ce chemin parfois difficile. Ils permettent de comprendre que la langue des signes n’est pas un choix “militant” ou “alternatif”, mais tout simplement un moyen naturel d’assurer le développement, l’épanouissement et l’autonomie des enfants sourds.

    Si vous connaissez quelqu’un confronté à ces questions, offrir ces livres peut réellement changer sa vision, éclairer ses décisions et ouvrir la porte à une communication plus juste, plus respectueuse et plus sereine.

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Ich höre auf Ihre Botschaften – mit dem Herzen und in aller Einfachheit.

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